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Forêt comestible agricole de Schijndel, Pays-Bas
forêt comestible

La forêt comestible de Schijndel : un modèle agricole d'avenir en Europe

À Schijndel (Pays-Bas), une forêt comestible de 20 ha teste un modèle agricole rentable — et le cadre légal néerlandais qui l'a rendue possible.

Publié le 14 juin 2025 · Semisto

La forêt comestible de Schijndel : un modèle agricole d’avenir en Europe

Et si la forêt comestible n’était pas seulement un rêve de jardinier·ère passionné·e, mais un modèle agricole à part entière ? À Schijndel, aux Pays-Bas, c’est exactement ce qu’expérimente depuis 2019 la Fondation Voedselbosbouw Nederland sur une parcelle de 20 hectares. L’ambition : prouver qu’une forêt comestible peut être rentable, productive et écologiquement vertueuse.

Une réponse agricole aux défis du XXIe siècle

Le projet de Schijndel ne vise pas la pédagogie ou la démonstration esthétique, mais bel et bien la production alimentaire professionnelle. En s’appuyant sur la Green Deal Voedselbossen signée aux Pays-Bas en 2017, il s’inscrit dans un cadre stratégique national visant à faire émerger une agroforesterie de nouvelle génération, régénérative, économiquement viable et à haute valeur écologique.

Qu’est-ce que la Green Deal Voedselbossen ?

Lancée en 2017 aux Pays-Bas, cette « convention verte » réunit institutions publiques, scientifiques, entreprises et porteurs de projets autour d’un objectif commun : soutenir l’émergence des forêts comestibles comme modèle agricole reconnu. Elle facilite l’accès aux terres agricoles, finance des projets pilotes, structure la recherche scientifique et contribue à intégrer les forêts comestibles dans les politiques agricoles nationales. Grâce à elle, des sites comme celui de Schijndel peuvent voir le jour dans des conditions favorables à leur déploiement à plus grande échelle.

Sur des terres agricoles précédemment dédiées au maïs ou au ray-grass, la reconversion est radicale : l’installation d’un écosystème forestier productif, conçu selon les principes de la succession écologique et du biomimétisme. La forêt comestible devient ainsi un agroécosystème planifié, aux fonctions multiples : production alimentaire, accueil de biodiversité, stockage de carbone, résilience climatique, et même loisirs ou formation.

Panneau d’information présentant le plan du Voedselbos Schijndel (site de Hardekamp)

Le plan du site de Hardekamp. Rien n'est laissé au hasard : chaque bande de production, chaque haie et chaque zone humide est dessinée avant d'être plantée.

Un design rigoureux et une logique économique intégrée

L’implantation repose sur une approche rationnelle :

  • analyse fine des sols et des microclimats,
  • aménagements topographiques favorisant la diversité des biotopes (greffons, buttes, haies, poches humides),
  • plantation de strates variées, mêlant climax species comme le noyer ou le châtaignier, et pionnières à croissance rapide (aulnes, saules),
  • intégration d’essences comestibles à valeur ajoutée élevée (cassis, kiwiberry, ail des ours, prunier, pommier).

La planification prévoit une montée en puissance progressive, avec une atteinte de la rentabilité vers l’an 7 et une maturité économique complète au bout de 30 à 40 ans. Des modèles de « standard hectare » sont utilisés pour simuler les rendements, répartir les cultures, et maximiser l’efficience du système. Le tout, sans usage d’intrants chimiques ni mécanisation lourde.

Visite de la forêt comestible : groupe cheminant entre les jeunes rangées plantées

Entre les jeunes rangées. À ce stade, une forêt comestible agricole ressemble encore à un champ d'adventices — c'est le moment où il faut tenir le cap.

Une vision à long terme, soutenue par les chiffres

Le projet est soutenu par des partenariats solides :

  • la province du Brabant, propriétaire des terres, met à disposition les terrains via un bail de 20 ans,
  • le GOB (Groen Ontwikkelfonds Brabant) finance les aménagements structurels et le plantage initial,
  • la HAS Hogeschool accompagne la recherche et le suivi scientifique (biodiversité, rentabilité, captation carbone).

Les projections financières confirment la rentabilité potentielle à long terme :

  • première année excédentaire en année 7 (2024),
  • retour sur investissement complet en année 14,
  • accroissement progressif des rendements jusqu’en 2049 et au-delà.

Mais en pratique, le projet a connu quelques ajustements. La plantation s’est faite par phases successives à partir de 2019 : à l’issue de la saison 2022-2023, 11 hectares étaient plantés en espèces comestibles, pour plus de 6 700 arbres et arbustes (Stichting Voedselbosbouw Nederland). En 2026, Wouter van Eck estimait la plantation achevée à environ 80 %. Ce décalage sur le calendrier initial tient à des contraintes techniques, climatiques et logistiques — mais ne remet pas en cause la dynamique de fond.

Les produits sont valorisés en circuits courts ou transformés (jus, compotes, tisanes, huiles, etc.). Une part de la production pourrait aussi être dédiée à l’expérimentation, à la pédagogie ou à la recherche appliquée.

Une mosaïque de paysages fonctionnels

À Schijndel, deux sites sont concernés : Boschweg (4 ha) et Hardekamp (16 ha), tous deux bordés de zones naturelles. Le design s’appuie sur des principes de paysage comestible :

Participants en visite guidée le long d’une allée bordée d’arbres à Schijndel

Une allée du site. Vingt hectares, c'est la surface que la définition néerlandaise juge nécessaire pour qu'un écosystème s'auto-organise sur une terre appauvrie.
  • haies variées offrant ombrage, biodiversité et protection contre le vent,
  • zones humides favorables à l’accueil d’amphibiens et d’insectes utiles,
  • strates multiples avec au moins 4 couches végétales (arbres de canopée, arbres fruitiers, buissons, couvre-sols),
  • succession naturelle et non-intervention (pas de tonte ni de désherbage mécanique).

Cette diversité structurelle est un levier pour la biodiversité : pollinisateurs, oiseaux, petits mammifères et champignons trouvent refuge et nourriture dans cet environnement semi-sauvage et productif.

Un laboratoire vivant pour l’agriculture régénérative

Schijndel est plus qu’un projet de terrain : c’est un site pilote pour une nouvelle vision de l’agriculture, à la croisée de la science, de la pratique et de la pédagogie. Des étudiants, chercheurs, bénévoles et paysan·ne·s y sont associés dans une logique de co-création de connaissances.

C’est aussi un projet profondément stratégique : démontrer qu’il est possible de réconcilier production alimentaire et restauration écologique, de répondre aux enjeux économiques et sociaux en s’appuyant sur des dynamiques naturelles, plutôt qu’en les combattant.

Mise à jour, juillet 2026 : ce qui rend Schijndel possible

Nous avons repris cet article un an après sa publication, avec une question précise : qu’est-ce qui, aux Pays-Bas, a permis à un projet comme Schijndel d’exister — et que la Belgique n’a pas ? La réponse tient moins à l’agronomie qu’au droit. Elle est directement utile à qui veut faire bouger les lignes en Wallonie et à Bruxelles.

Pourquoi 20 hectares, et pas deux

La taille du site n’est pas un caprice d’ambition. Elle découle de la définition officielle inscrite dans la Green Deal Voedselbossen de 2017, qui fixe une taille minimale de 0,5 hectare en milieu écologiquement riche, et jusqu’à 20 hectares lorsque le milieu de départ est très appauvri. Schijndel partait d’anciennes parcelles de maïs fourrager conventionnel : le bas de l’échelle écologique. Vingt hectares, c’est la surface que la définition néerlandaise juge nécessaire pour qu’un écosystème forestier productif s’auto-organise dans un tel contexte.

Cette définition dit aussi ce qu’est un voedselbos : un écosystème conçu par l’humain sur le modèle d’une forêt naturelle, avec une strate de houppiers d’arbres hauts, au moins trois autres strates ou niches, une vie du sol de type forestier, et une part significative de production destinée à l’alimentation humaine.

Retenons la mécanique, parce que c’est elle qui compte : d’abord une définition partagée, ensuite tout le reste.

Le verrou était juridique, et les Pays-Bas l’ont levé deux fois

En 2017, l’État néerlandais a mis par écrit le problème que rencontrent aujourd’hui les agriculteur·rice·s wallon·ne·s. L’article 4 de la Green Deal engage le ministère de l’Agriculture à chercher des solutions au risque de « dévalorisation économique de la valeur de terre agricole vers la valeur de terre forestière » lors de l’exercice des droits au paiement. En clair : planter dense, c’est risquer de perdre le statut agricole de sa parcelle, et avec lui les aides de la PAC.

Huit ans plus tard, ce risque est levé — par deux instruments distincts, et remarquablement simples.

Premier instrument : un code de culture. L’agence de paiement néerlandaise a créé le code de culture 1940 « Voedselbos ». Sous ce code, la parcelle est comptée comme surface agricole, classée en culture permanente, et la fiche officielle indique noir sur blanc que la culture est éligible au paiement de base de la PAC. Le voedselbos est également une activité éligible de l’éco-régime néerlandais. Aucune modification du règlement européen n’a été nécessaire : un code administratif a suffi.

Second instrument : une ligne de règlement provincial. Le droit forestier néerlandais impose une obligation de déclaration et de replantation dès qu’on plante des ligneux — obligation héritée de la loi forestière de 1961. Les exemptions génériques couvrent les arbres cultivés pour leurs fruits, mais pas les arbres de service : fixateurs d’azote, tuteurs, saules et peupliers. Autrement dit, ce n’est pas le verger qui coince, ce sont précisément les strates qui font d’une plantation une forêt comestible.

La province de Noord-Brabant a réglé la question par une exemption catégorielle inscrite à l’article 3.92 de son ordonnance d’environnement, qui dispense de ces obligations les « peuplements ligneux faisant partie d’un système agroforestier » — le texte précisant ailleurs que le voedselbos est juridiquement une forme d’agroforesterie, et non une forêt. La dispense est conditionnée au maintien d’une destination agricole permanente de la parcelle.

Une définition, un code administratif, une ligne de règlement régional. C’est tout l’appareillage. Il est transposable.

Une réserve d’honnêteté. Ce verrou n’est levé que là où une province l’a décidé : ce n’est pas une exemption nationale néerlandaise. Noord-Brabant a choisi l’exemption catégorielle, l’Overijssel une dérogation au cas par cas. Par ailleurs, la subvention provinciale et la dispense de replantation semblent, à la lecture du texte, mutuellement exclusives — un point à faire confirmer avant de présenter les deux comme un paquet.

Ce que le Brabant a mis sur la table

La province ne s’est pas contentée de lever un obstacle réglementaire. Elle a commandé la démonstration. Wouter van Eck, cofondateur de la Stichting Voedselbosbouw Nederland, le raconte sans détour : c’est la province de Noord-Brabant qui a demandé à la fondation de démontrer qu’une forêt comestible agricole pouvait être rentable, avec un bail de vingt ans, au terme duquel quelqu’un d’autre reprendra la production.

Le dispositif foncier mérite l’attention de quiconque réfléchit à la pérennité des lieux nourriciers. Le Groen Ontwikkelfonds Brabant met à disposition, pour l’ensemble de sa politique de nature, 240 millions d’euros et plus de 3 000 hectares de terres. Pour les seules forêts comestibles, un pilote lancé en 2019 a proposé 22,5 hectares sur cinq sites, attribués par procédure publique, à la vente ou en fermage — la province restant propriétaire. S’y ajoute depuis 2025 une subvention provinciale de 3 000 € forfaitaires plus 11 000 €/ha, plafonnée à 50 000 € par projet, sur une enveloppe d’un million d’euros ouverte jusqu’en 2027.

Détail qui compte pour la suite : la province de Noord-Brabant n’avait pas signé la Green Deal de 2017. Seules Flevoland et le Limbourg l’avaient fait. La province la plus avancée aujourd’hui n’est donc pas celle qui a signé le texte, mais celle qui a agi sur le foncier et le règlement. Signer un accord ne change rien ; changer une ligne de règlement change tout.

Les résultats, chiffrés

La croissance. Le bureau central de statistique néerlandais a publié en mars 2026 les chiffres du recensement agricole : les exploitations déclarant un voedselbos sont passées de 29 pour 36 hectares en 2020 à 231 pour 367 hectares en 2025. Une multiplication par dix en cinq ans. Le Noord-Brabant arrive en tête avec 50 exploitations et 77 hectares, devant la Gueldre et le Limbourg. Ces chiffres ne comptent que les forêts comestibles déclarées par une exploitation agricole : la surface réelle est supérieure.

L’objectif national. Dans une lettre au Parlement de février 2023, les ministres néerlandais de l’Agriculture et de la Nature fixent un cap : 25 000 hectares d’agroforesterie d’ici 2030, dont 1 000 hectares de forêts comestibles. Il reste donc un facteur trois à parcourir en cinq ans — l’objectif est ambitieux, et l’écart doit être dit.

Le carbone. Le programme national de suivi des forêts comestibles, mené à la demande du ministère de l’Agriculture, a mesuré la biomasse aérienne de sites âgés de 1 à 28 ans. La plus ancienne forêt comestible mesurée stocke en moyenne 325 tonnes de CO₂ par hectare après 28 ans ; à trente ans, le programme juge réaliste une fourchette de 180 à 550 tonnes. En retenant l’estimation la plus basse, cela représente 6 tonnes de CO₂ par hectare et par an, là où une culture annuelle ou une prairie affichent un stockage aérien net nul. Sur le carbone du sol, en revanche, les auteurs ne dégagent aucune tendance claire — et le disent.

La biodiversité. L’exemple le plus frappant vient de Ketelbroek, la forêt comestible fondée en 2009 par Wouter van Eck et Pieter Jansen sur un ancien champ de maïs, aujourd’hui riche d’environ 400 espèces sur 2,4 hectares. En 2017, une étude a comparé, à surface égale, Ketelbroek et la réserve naturelle voisine de De Bruuk, gérée comme telle depuis un siècle. Les résultats tels que Wouter van Eck les présente : 23 espèces d’oiseaux nicheurs dans la réserve contre 22 dans la forêt comestible, 49 nids de part et d’autre, 168 espèces de papillons de nuit contre 169. Et sur le nombre d’individus de papillons capturés, l’écart s’inverse nettement : 1 411 dans la réserve, 2 375 dans la forêt comestible.

Une forêt comestible productive de moins de vingt ans fait donc jeu égal, sur les espèces indicatrices, avec une réserve naturelle centenaire — et la dépasse en abondance. L’explication avancée est simple : la plupart des réserves ont elles aussi un passé agricole et un sol pauvre en matière organique, tandis que la forêt comestible accumule de la biomasse et étale ses floraisons sur la saison.

Précision de méthode. Ces chiffres proviennent d’une étude de 2017 menée par des étudiant·e·s de Van Hall Larenstein, telle que présentée par Wouter van Eck lors d’une formation à Ketelbroek en 2026 à laquelle Semisto participait. Nous n’avons pas retrouvé la publication originale. Pour un usage institutionnel, la référence à citer est l’étude de cas consacrée à Ketelbroek dans le rapport du programme national de suivi (2023). Et ce rapport de monitoring, aussi solide soit-il, n’est pas de la littérature revue par les pairs : le présenter comme telle exposerait à une réfutation facile.

L’économie. Le même programme rapporte le cas d’une forêt comestible dégageant, douze ans après plantation, 3 500 € par hectare et par an de solde net sur la seule vente d’aliments — nettement au-dessus de la moyenne néerlandaise pour les céréales, le maïs d’ensilage et la prairie. Il s’agit d’un seul site : c’est une illustration, pas une moyenne, et nous nous refusons à la présenter autrement. En ordre de grandeur comparatif, Wouter van Eck situe le revenu d’un hectare de ray-grass autour de 300 € par an.

Côté marché, le signal existe : la chaîne néerlandaise Dille & Kamille s’est associée au projet de Schijndel et prépare des produits transformés sous un label « food forest ». Le restaurant De Nieuwe Winkel, à Nimègue, construit sa carte sur les récoltes de Ketelbroek. La demande précède l’offre.

Le verrou n’est pas là où l’on croit

C’est la conclusion la plus utile de ce travail, et elle est contre-intuitive.

On répète volontiers que l’Europe empêche les forêts comestibles, en imposant un maximum de 100 arbres par hectare au-delà duquel une parcelle cesse d’être agricole. Cette limite européenne a existé — elle ne s’impose plus. Elle figurait dans un règlement délégué pour la période 2014-2020 ; pour la période 2021-2027, la littérature scientifique spécialisée constate qu’aucun plafond de densité n’est imposé aux États membres pour l’éligibilité aux paiements directs. Le règlement de base range d’ailleurs explicitement les systèmes agroforestiers dans la surface agricole.

Ce sont donc les États et les régions qui fixent leur propre seuil. Les Pays-Bas ont créé un code de culture dédié. La Flandre a retenu 200 arbres par hectare. La Wallonie en est restée à 100.

Or le portail de l’agriculture wallonne contient une exception qui mérite d’être lue attentivement : les arbres fruitiers sont intégrés à la superficie admissible, indépendamment de leur densité de plantation. Une forêt comestible à dominante fruitière pourrait donc, dans le droit wallon actuel, argumenter son admissibilité sans qu’aucun texte soit modifié. Toute la question devient celle de la définition de l’« arbre fruitier » : les arbustes à petits fruits en font-ils partie ? Les strates basses ? Les espèces oubliées ?

Le même texte précise qu’une surface boisée ne bascule hors du domaine agricole que si trois conditions sont réunies : plus de 30 ares, plus de 10 mètres de large, et moins de 5 mètres entre les couronnes. Une conception en bandes étroites, ou avec des espacements de houppiers plus larges, échappe à ce basculement. C’est autant une question de design que de plaidoyer.

À vérifier avant toute réunion. L’affirmation selon laquelle l’Union n’impose plus de plafond de densité en 2021-2027 est le pivot de tout ce raisonnement, et nous la tenons d’une source scientifique solide plutôt que d’une lecture directe du règlement — que nous n’avons pas pu extraire mot à mot. Nous la publions donc comme une question posée publiquement à l’administration wallonne, pas comme une certitude établie. Une réponse écrite, favorable ou non, aura plus de valeur que n’importe quel article.

Ce qui nous semble à demander

Quatre choses, dans l’ordre de facilité croissante.

Une définition. Rien ne se construit sans elle. Les Pays-Bas ont commencé par là en 2017, et tout en a découlé. La Wallonie n’a, à notre connaissance, aucune définition officielle de la forêt comestible.

Un code de culture. C’est l’instrument néerlandais le plus efficace et le moins coûteux : il ne demande aucune modification du droit européen, seulement une décision administrative régionale.

Une clarification écrite sur les arbres fruitiers. L’exception existe déjà dans le texte wallon. Il suffit de demander à l’administration jusqu’où elle porte, sur une parcelle réelle.

Un groupe opérationnel. La Flandre a produit son guide des forêts comestibles en agriculture via un groupe opérationnel européen financé sans changement réglementaire. Le même véhicule est disponible en Wallonie aujourd’hui.

Enfin, une porte ouverte que peu de gens connaissent : la Stichting Voedselbosbouw Nederland accompagne des agriculteur·rice·s dans leur transition — à partir de cinq hectares, avec un engagement de cinq ans minimum, en fournissant les plants et l’expertise de conception. Wouter van Eck indique que cet accompagnement est envisageable hors des Pays-Bas. Pour une ferme wallonne décidée à se lancer, ce n’est pas rien.

Et chez nous ?

Nous n’attendons pas qu’un cadre wallon existe pour concevoir des systèmes qui tiendront quand il arrivera. Si vous portez un projet — une ferme, une commune, une parcelle qui cherche sa vocation — regardons ensemble ce qu’il est possible d’y faire, avec les dispositifs qui existent aujourd’hui.

Et si vous voulez comprendre en profondeur comment se conçoit une forêt comestible de cette échelle, c’est exactement ce qu’on enseigne dans le cursus Semisto — visites de sites néerlandais comprises.

Pour aller plus loin

Miniature de la vidéo de présentation de la forêt comestible agricole de Schijndel

La vidéo de présentation du projet, réalisée par la fondation Voedselbosbouw Nederland.

Sources de la mise à jour de juillet 2026 — cadre juridique et politique

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