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Vue aérienne d'un corridor boisé traversant un paysage agricole dans la brume
pour les communes

La forêt comestible comme infrastructure communale

Nous accompagnons les communes de la vision au budget voté : un masterplan des forêts comestibles à l'échelle du territoire, les enveloppes régionales pour le financer, et les chantiers qui le rendent visible.

Les financements ↓
au-delà du projet ponctuel

Une commune ne se végétalise pas projet par projet

Un talus cette année, un verger la suivante, une haie quand le subside tombe. Chaque action est bonne et aucune ne fait système. Ce qui manque n'est pas un aménagement de plus : c'est une colonne vertébrale — celle qui donne à chaque plantation sa place dans un ensemble, et à chaque euro sa justification devant le conseil.

le changement de regard

Une infrastructure, pas un espace vert

Nous proposons de traiter la forêt comestible comme une infrastructure communale — au même titre qu'un réseau d'égouttage, une voirie ou une école. Une infrastructure se planifie, se budgète, s'entretient, et rend des services mesurables à la population.

La différence tient en une phrase : là où les infrastructures grises se déprécient dès leur mise en service, une infrastructure vivante prend de la valeur chaque année. Elle absorbe plus d'eau, produit plus de nourriture, abrite plus de vie et enseigne plus de savoirs à mesure qu'elle mûrit.

Ce déplacement n'est pas rhétorique

Il change la ligne budgétaire sur laquelle le projet s'inscrit, les services qui le portent et les guichets qui le financent. Une dépense d'espaces verts se dispute un budget étroit. Une infrastructure traverse la commune — et va chercher l'argent de l'eau, de la cohésion sociale, de la formation et du patrimoine.

quatre fonctions vitales

Ce que cette infrastructure fait pour votre territoire

Une mare naturelle bordée de pierres et de plantes aquatiques en fleurs

Absorber

Noues, mares, baissières et systèmes racinaires profonds retiennent l'eau là où elle tombe, avant qu'elle ne devienne torrent. Les mêmes ouvrages rechargent les nappes et soutiennent les ruisseaux pendant les étiages. Et la canopée fait tomber la température des rues de plusieurs degrés — les vagues de chaleur tuent davantage que les inondations.

Une main tenant de la litière forestière en décomposition, riche en vie du sol

Régénérer

Friches industrielles, terrils, sols appauvris : le végétal stabilise les pollutions, restaure la vie du sol et rend des services immédiats. La recherche wallonne parle aujourd'hui de phyto-management plutôt que de phytoremédiation. Analyses d'abord, plantations pionnières ensuite, comestible seulement là où les analyses l'autorisent.

Des groseilles à maquereau mûres sur leur branche, dans la strate arbustive

Nourrir

Fruits, petits fruits, légumes vivaces et plantes aromatiques en cueillette ouverte, récoltés par les habitant·e·s, les écoles et les associations. Une production qui s'insère dans les ceintures alimentaires et les stratégies de relocalisation déjà structurées sur votre territoire.

Un groupe en formation au milieu de la végétation d'un jardin-forêt

Élever

Une infrastructure vivante exige des compétences pour la concevoir, la planter et l'entretenir pendant des décennies. Plutôt que d'importer ces compétences, une commune peut les créer chez elle. C'est le pilier qui transforme une dépense environnementale en politique d'insertion socio-professionnelle.

ce que personne ne vous dit

L'argent est peut-être déjà chez vous

La question que se pose un collège n'est pas « combien ça coûte », mais « sur quelle ligne ». Notre veille sur le paysage des financements wallons a mis au jour une situation que peu de communes exploitent : une partie de l'argent n'est pas à demander — elle est déjà versée, non affectée ou sous-consommée.

Plusieurs de ces enveloppes ont une échéance de dépense au 31 décembre 2027, avec obligation de rembourser le solde non utilisé. Le budget 2027 est la dernière occasion de les mobiliser.

FERI

Fonds Extraordinaire Régional d'Investissement

Dotation annuelle sans affectation et sans obligation de cofinancement — la commune décide seule, sans approbation préalable du Gouvernement. Moyenne régionale de l'ordre de 178 800 €/an, à consommer en deux ans pour les tranches 2026-2027. Il remplace le PIC/FRIC depuis le 1er janvier 2026.

Droit de tirage ligneux

Plantation de ligneux indigènes 2023-2027 — SPW ARNE / DNF

Argent liquidé en 2023 sans démarche des communes. Fin 2025, environ 3 % seulement de l'enveloppe régionale de 10 M€ avaient été consommés. Couvre plants, paillage, protections, main-d'œuvre — et depuis 2025 les frais d'encadrement, à hauteur de 15 % du coût des plantations.

Droit de tirage PGRI

Volet « résilience » — SPW ARNE

Études de bassins versants, bassins de rétention, fascines, zones d'immersion temporaire, perméabilisation. Le texte vise explicitement les communes peu exposées, pour encourager la prévention en amont du bassin versant — de quoi financer l'étude hydrologique qui transforme un parc en ouvrage de rétention.

AP4 végétalisation

Végétalisation à l'échelle d'un quartier — SPW DNEV

Le seul dispositif qui couvre à la fois noues, déminéralisation, végétalisation grimpante et végétalisation de façades. Liquidé fin 2024 auprès de 181 communes, avec des enveloppes nominatives allant de 48 772 € à 895 438 €. Clôture des projets au 31 décembre 2027.

Ce sur quoi il ne faut pas compter

Par honnêteté, et pour éviter de bâtir un budget sur du sable, voici ce que nous avons vérifié et écarté :

  • BiodiverCité est suspendu — aucun appel lancé depuis mars 2024, aucun millésime 2025, 2026 ni 2027. Le dispositif ayant absorbé le Plan Maya et le PCDN, ces guichets n'existent plus non plus.
  • POLLEC n'a connu aucune campagne depuis 2022. Le PAEDC reste un atout d'éligibilité pour d'autres dispositifs, mais ne génère plus de financement direct.
  • Le PIC / FRIC / PIMACI a disparu au 1er janvier 2026, remplacé par le FERI.
  • Développement rural (PCDR) et LEADER sont fermés aux communes classées non rurales.

État des lieux des dispositifs wallons, fédéraux et européens arrêté au 25 juillet 2026. Ces dispositifs ont connu plusieurs réformes récentes : nous actualisons cette page et vérifions la situation propre à votre commune avant toute décision budgétaire.

ingénierie budgétaire

Faire entrer le projet dans vos procédures

Un marché estimé sous 30 000 € HTVA relève du régime de la facture acceptée : pas de procédure formelle, pas de publicité, une décision du collège suffit. Au-delà, la commune bascule en procédure négociée sans publication préalable — praticable jusqu'à 143 000 €, mais nettement plus lourde.

Nous calibrons chaque poste pour rester sous ce seuil, et découpons les chantiers plus lourds en lots qui reflètent la réalité du terrain : conception, fourniture de plants, terrassement, équipements, entretien de mise en place. Cinq lots, cinq décisions simples — et l'occasion de faire travailler des entreprises de votre territoire. Ce découpage a un second avantage, décisif : il permet d'affecter chaque lot au dispositif qui lui correspond. Aucun guichet wallon ne finance « un jardin-forêt » en bloc.

Une dépense qui traverse la commune
Enveloppe communale Ce qu'elle porte
Environnement / espaces verts Masterplan, diagnostic de biodiversité, plantations, contrat de suivi
Travaux / gestion de l'eau Étude d'hydrologie régénérative, noues, mares, ouvrages de rétention
Cohésion sociale Ambassadeur·rice·s de quartier, façades comestibles, animation citoyenne
Formation du personnel Formation des agents des espaces verts
Patrimoine / bâtiments Programmation d'un espace de formation adossé au terrain

Nous distinguons aussi l'ordinaire de l'extraordinaire. Les plantations, aménagements et études liées aux travaux relèvent du service extraordinaire — investissement amortissable, finançable par le FERI. Les études stratégiques, formations, animations et le suivi relèvent de l'ordinaire, à inscrire de façon récurrente. Une infrastructure vivante a un coût d'exploitation, exactement comme un réseau d'égouttage — la différence étant qu'elle prend de la valeur au lieu de se déprécier.

ce que nous livrons

Des prestations qui tiennent dans un budget communal

Masterplan communal des forêts comestibles

à partir de 18 000 €

Cartographie du potentiel de l'ensemble du territoire, diagnostic croisé (eau, chaleur, sols, alimentation), tracé du corridor, priorisation et phasage sur dix ans, fiches-projet par site, restitution au collège.

Diagnostic de biodiversité participatif

à partir de 8 500 €

Protocole de science citoyenne, formation des observateur·rice·s, sessions saisonnières de terrain, inventaire et rapport. Le préalable à tout aménagement — et une aventure collective plutôt qu'une étude en chambre.

Étude d'hydrologie régénérative

à partir de 12 500 €

Relevés topographiques, courbes de niveau, analyse des écoulements, dimensionnement des noues, mares et baissières, plan d'exécution. C'est l'étude qui transforme un parc en ouvrage de rétention.

Jardin-forêt public — première tranche

à partir de 45 000 €

Environ 25 ares : design détaillé, travail du sol et modelage, plants des strates haute, basse et aquatique, citernes, chantiers participatifs, signalétique didactique, entretien spécialisé de mise en place.

Végétalisation comestible de façades

à partir de 12 500 €

Une vingtaine de façades : conception, structures, bacs, plants grimpants comestibles, chantiers menés avec les habitant·e·s du quartier.

Formation des agents des espaces verts

à partir de 4 500 €

Cinq jours pour votre équipe : sol vivant, gestion différenciée, entretien d'une forêt-jardin, taille productive, reconnaissance des strates. Sans cette ligne, aucune plantation ne survit au-delà de trois ans.

Formation d'ambassadeur·rice·s de quartier

à partir de 5 500 €

Un cycle de six demi-journées pour une quinzaine d'habitant·e·s : conduite des plantations, récolte, transmission, animation de leur quartier.

Contrat de suivi et de co-gestion

à partir de 4 500 €/an

Visites trimestrielles, plan de gestion actualisé, appui aux agents, rapport annuel. Récurrent — c'est le coût d'exploitation d'une infrastructure, et c'est ce qui la maintient en vie.

Ordres de grandeur HTVA, à titre indicatif. Les montants réels dépendent de la surface, de l'état du site et du niveau d'accompagnement — et se calculent avant déduction des financements mobilisables.

trois niveaux d'engagement

Une décision, pas vingt arbitrages

Nous ne présentons pas un catalogue de prestations à la carte, mais des scénarios cohérents, chacun complet à son échelle — entre lesquels le collège tranche en une décision.

01

Le socle

Poser les fondations

Le masterplan des dix prochaines années, un diagnostic de biodiversité participatif, des agents formés. Une commune qui sait où elle va — mais une année sans réalisation visible.

à partir de ~35 000 €
02

L'année fondatrice

Notre recommandation

Le socle, plus le premier jardin-forêt public, l'ouvrage hydraulique vivant, un quartier en mouvement et le cadrage de la formation. De quoi inaugurer quelque chose dans l'année.

de l'ordre de 125 000 €
03

Territoire de référence

La position de pionnière

L'année fondatrice, plus la carte vivante numérique en données ouvertes, la pépinière communale citoyenne et les écoles embarquées. Le niveau qui fait venir les autres communes chez vous.

de l'ordre de 160 000 €

Montants HTVA indicatifs pour une première année pleine, avant déduction des financements mobilisables — la charge nette réelle est souvent bien inférieure. Notre recommandation va au niveau intermédiaire : le socle est honnête, mais il laisse l'année sans réalisation visible — un risque politique réel en début de législature, et surtout il laisse expirer des enveloppes déjà acquises.

ce que notre projet pilote nous a appris

Jamais une plantation sans le budget d'entretien qui va avec

Un jardin-forêt abandonné trois ans après sa création coûte plus cher qu'un jardin-forêt jamais planté. Il coûte en argent, et il coûte en crédibilité politique. C'est la leçon la plus dure de notre projet pilote avec la commune de Beauvechain — un projet réussi, que des détails de gestion ont failli fragiliser. Elle structure désormais chacune de nos propositions.

01

L'entretien décide de tout

Chaque chantier inclut dès sa conception un plan de gestion, un plan B d'entretien et un accompagnement dans la durée. La seule force citoyenne ne suffit pas.

02

Les citoyens jusqu'au bout

La participation ne se décrète pas en fin de projet : elle commence au diagnostic, se poursuit en conception, se concrétise en chantier et se prolonge en gestion.

03

Le temps administratif est une donnée

Marchés publics, décisions du collège, calendrier budgétaire, durée de mandat : le phasage est conçu pour produire des résultats visibles à chaque étape.

une référence publique

Le jardin-forêt nourricier de Tourinnes-la-Grosse

Le premier jardin-forêt nourricier public du Brabant wallon : design, mobilisation citoyenne, chantiers participatifs, plantations et création d'une mare, avec la commune de Beauvechain. C'est là que nous avons appris les marchés publics, le budget communal et l'importance de l'après-plantation.

le calendrier

Une commune plante à l'automne, et décide un an plus tôt

Le budget communal se prépare à l'automne et se vote en décembre pour l'année suivante. Les appels à projets régionaux aux pouvoirs locaux sont désormais regroupés sur quatre dates par an — 1er mars, 1er juin, 1er septembre, 1er décembre — avec décision dans les 90 jours.

Et la contrainte la plus têtue n'est ni budgétaire ni administrative. Elle est végétale : on plante à l'automne. Une décision qui glisse au-delà du printemps ne retarde pas le projet de trois mois — elle reporte la plantation d'une année entière.

Ce qu'on peut faire dès maintenant

  • Vérifier vos enveloppes. Cinq questions à poser aux bonnes administrations. Elles ne coûtent qu'un peu de temps, et déterminent le montant réel à inscrire au budget.
  • Délibérer le protocole GISER. Analyse gratuite du risque de ruissellement par le SPW, l'UCLouvain et Gembloux Agro-Bio Tech. La première brique, à coût nul.
  • Inscrire les articles au budget. Sur les bonnes lignes, réparties entre les bons services.
questions fréquentes

Ce que les communes nous demandent

Quelles subventions une commune wallonne peut-elle mobiliser pour planter une forêt comestible ?

Plusieurs dispositifs se combinent. Le FERI est une dotation annuelle sans affectation dont la commune dispose librement. Le droit de tirage « plantation de ligneux indigènes » couvre plants, paillage, protections et encadrement. Le droit de tirage PGRI finance les études et ouvrages liés à la gestion de l'eau. L'AP4 couvre la végétalisation de quartier, y compris les façades. S'y ajoutent la subvention plantation (AGW 2016), les subventions cours d'eau (AGW 2024), le dispositif Été solidaire et la Cellule GISER, gratuite.

Qu'est-ce que le FERI et en quoi diffère-t-il du PIC ?

Le Fonds Extraordinaire Régional d'Investissement remplace le PIC/FRIC depuis le 1er janvier 2026. C'est une dotation annuelle versée à chaque commune, sans affectation imposée et sans obligation de cofinancement : le collège décide seul de son usage, sans approbation préalable du Gouvernement wallon. Les tranches 2026-2027 sont à consommer en deux ans. Toute référence à un « droit de tirage PIC » aujourd'hui serait une erreur — le dispositif n'existe plus.

Faut-il passer un marché public pour un projet de forêt comestible ?

En Belgique, un marché estimé sous 30 000 € HTVA relève du régime de la facture acceptée : pas de procédure formelle, pas de publicité, une décision du collège suffit. Au-delà, la commune bascule en procédure négociée sans publication préalable, praticable jusqu'à 143 000 € mais nettement plus lourde. Nous calibrons chaque poste pour rester sous ce seuil et découpons les chantiers plus lourds en lots correspondant à la réalité du terrain.

Quel est le bon moment pour inscrire un projet au budget communal ?

Le budget communal se prépare à l'automne et se vote en décembre pour l'année suivante. Les appels à projets régionaux aux pouvoirs locaux sont regroupés sur quatre dates par an — 1er mars, 1er juin, 1er septembre, 1er décembre — avec décision dans les 90 jours. Et la contrainte la plus têtue est végétale : on plante à l'automne. Une décision qui glisse au-delà du printemps reporte la plantation d'une année entière.

Combien coûte un masterplan communal des forêts comestibles ?

À partir de 18 000 € HTVA. Il comprend la cartographie du potentiel de l'ensemble du territoire, un diagnostic croisé eau-chaleur-sols-alimentation, le tracé du corridor écologique, la priorisation et le phasage sur dix ans, une fiche-projet par site et la restitution au collège. C'est le document de référence des dix prochaines années, et il reste sous le seuil des 30 000 €.

pourquoi Semisto

Bien plus qu'un paysagiste

Un collectif, pas un prestataire isolé

Une équipe pluridisciplinaire de designers, généralistes et expert·e·s, activée à la demande selon les besoins du projet.

Des plants adaptés à nos régions

Les végétaux sont fournis via un réseau de pépinières partenaires, dont la pépinière-école Semisto.

Des chantiers participatifs

La plantation s'anime en musique avec les Food Forest Heroes — un projet qui rassemble et tisse des liens.

Un accompagnement dans la durée

La relation ne s'arrête pas à la plantation : Semisto suit l'évolution du jardin-forêt sur les années qui suivent.

8

projets accompagnés

195

espèces comestibles plantées

>2 000 h

de terrain

On regarde ce que votre commune peut encore mobiliser ?

Cinq vérifications suffisent à savoir quelles enveloppes votre commune peut engager avant fin 2027. Elles ne coûtent qu'un peu de temps — nous les prenons en charge, sans engagement.

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